La location comme vecteur de fidélisation des consommateurs

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October 21, 2022

La garde-robe de Marie, étudiante, a de quoi en faire pâlir plus d’une. Les plus grandes marques et les dernières tendances reposent sur son dressing. Elle ne penserait pas à se fournir ailleurs que chez sa boutique préférée, en laquelle elle porte une confiance aveugle. Chaque mail lui annonçant de nouvelles pièces disponibles illumine sa journée, et elle ne manque pas de se rendre au magasin au moins une fois par semaine. Marie est une cliente dévouée et fidèle. Marie n’achète pas ses vêtements, elle les loue.

Une consommation en pleine évolution

La location incarne un changement de paradigme sans précédent. Témoins d’une nouvelle ère de la consommation, ses partisans affirment haut et fort une réalité de plus en plus marquée : le futur ne sera pas acheté, il sera loué.

Consommer sans posséder, tel semble être le nouvel adage d’une société en pleine évolution, portée par une prise de conscience environnementale et un contexte économique particulier. Loin de sa gloire d’antan, la propriété ne résonne plus comme un symbole de statut pour les nouvelles générations. Attachées à des valeurs fortes, elles donnent le ton et espèrent être entendues par les commerçants, encouragés à changer leurs modèles de distribution. Le modèle locatif est aujourd’hui leur meilleure option.

La fidélisation, multiplicateur de rentabilité

Acquérir un nouveau client coûte 6 à 7 fois plus cher que d'en fidéliser un. La probabilité de vendre à un client existant est de 60 à 70%, contre 5 à 20% pour un nouveau client. Une augmentation de 5% de la rétention client peut augmenter de 25 à 95% la rentabilité d’une entreprise. Tous ces chiffres convergent vers la même conclusion : la fidélisation est un procédé très, très rentable. Les entreprises ont ainsi tout intérêt à investir dans leurs clients.

Location et fidélité, des liens naturels pour des résultats exceptionnels

C’est l’union sacrée de la nouvelle relation client. Le modèle locatif est par essence une formule de distribution ultra fidélisante. Avec des revenus de marché prévus à 40 milliards de dollars d’ici 2024, la location de biens a de beaux jours devant elle. Explorons les différents bénéfices pour les magasins.

Le fonctionnement

Les consommateurs aiment les prix attractifs, cela va de soi. Mais même si la tentation de la promotion échevelée est grande, la remise ne fait pas tout. Les clients recherchent plus qu’une ristourne, ils aspirent à une économie globale, optimisant le coût total d’un bien dans la durée. La location se place ainsi comme la solution parfaite, et ouvre une porte de fidélisation incroyable : la relation entre l’acheteur et l’entreprise ne s’arrête plus à la transaction d’achat. Elle est rappelée en permanence, à chaque échéance et à chaque renouvellement. Elle entre dans les habitudes.

Une boutique de vêtements devient ainsi le conseiller mode de ses clients. En proposant régulièrement des nouvelles pièces à la location, en fonction des tendances et des saisons, elle crée un lien presque intime. Le consommateur fait confiance à la marque, car elle prend désormais la dimension d’un styliste personnel.

Le prix

La location peut représenter pour certains le seul moyen d'avoir accès aux produits qu'ils désirent, d’autant plus en cette période de forte inflation. Louer un objet, c’est pouvoir en disposer tout en ne payant qu’une fraction de sa valeur, sans prendre le risque qu’il finisse oublié sur une étagère. Lorsque le possession n’est pas vitale, la location s’impose comme le système le plus rentable, et de loin.

L’industrie high-tech peut ainsi effacer une de ses problématiques les plus importantes. Les consommateurs n’ont plus besoin  1000€ pour se procurer le dernier smartphone. Un abonnement mensuel suffit, bien plus abordable, élargissant considérablement le champ des potentiels clients ainsi que leur fidélité.

La praticité

Dans l’ancien modèle de consommation, la possession d’un objet pouvait s’avérer très contraignante. Le stocker, s’en débarrasser, le revendre, le jeter, autant d’options remplies de frictions qui rendaient la vie dure aux propriétaires. La location les efface toutes simultanément. Plus besoin d’un produit ? Il suffit de le rendre au magasin.

Louer un vélo ou un scooter, c’est pouvoir disposer d’un mode de transport flexible et évolutif. Les processus d’acquisition et d’assurance d’un véhicule, souvent compliqués et onéreux, ne sont plus à la charge du consommateur. C’est le système le plus agile, fidélisant le client par sa simplicité et son confort d’usage.

L’éco-responsabilité

Le suréquipement est un fléau pour notre environnement. Selon L’ADEME, le foyer français moyen possède 2,5 tonnes d’équipements, mobilisant durant leur production 45 tonnes de matières premières et 6 tonnes de CO2 (soit 6 allers-retours Paris New York). Il est plus durable de louer, tant par les économies de matériel que par la réduction des déchets.

Grâce à la location, une boutique de meubles devient éco-responsable en intégrant l’économie circulaire. Empreinte carbone divisée, gaspillage évité, elle prône une consommation plus durable, plus écologique, plus éthique. Elle répond ainsi à la demande croissante des consommateurs, tournés vers un avenir plus vert.

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